Vaudou Game à Gentilly : funky et écolo

Crédits photos Brahim Benamar © C.G.O.S 2016

La pochette du 1er album Apiafo sorti en 2014 (En vérité) avait beaucoup fasciné et intrigué. Le mythe Vaudou représenté par un sorcier très stylé en jean coupé, torse nu, caché derrière un masque de Minotaure avait fait sensation mais aussi forcé le trait – effet recherché- de l’image que tout un chacun trimbale dans sa tête à propos du mythe vaudou.

Incultes comme ce n’est pas  permis nous avalons toutes les légendes fabriquées en associant le vaudou à un rite sacrificiel. On ne remerciera jamais assez  Edgar Rice Burroughs créateur de Tarzan de nous avoir infligé cette image d’Epinal comme une vérité !
Vaudou Game qui a fait le buzz avec ce 1er album  avait au contraire porté haut et fort une image moins « mystérieuse » en réarrangeant à la mode afrobeat des chants traditionnels ancestraux qui trouvent leurs origines dans l’ancien Dahomey (actuel Bénin).

Au XVIIe siècle, les africains réduits à l’esclavage avaient répandu le culte vaudou aux Caraïbes et en Amérique. Culture très vivace on la retrouve  encore aujourd’hui sous diverses formes à Cuba, en Haïti, au Brésil, aux États-Unis (en Louisiane surtout) et elle s’est même propagée en Afrique du Nord, notamment au Maroc dont la forme la plus connue est le Gnawa, mélangé au folklore religieux arabo-musulman. On dénombre 50 millions de pratiquants dans le monde.

Il peut être décrit comme une culture et une philosophie de la vie avec la nature en son centre. Finalement le vaudou c’est l’écologie moderne. « Aujourd’hui, la façon dont la nature se porte ne peut pas me laisser indifférent. J’ai une dette envers elle car elle  me nourrit, m’habille et me soigne tous les jours et peut décider de mon sort. » indiquait Peter Solo le chanteur (leader du groupe) originaire du Togo berceau de la culture vaudou dans une interview sur RFI Musiques en septembre 2016.

Vaudou Game ne vit pas dans la brousse mais à Lyon capitale des Gaules.

Deux ans après Apiafo et le mémorable « Suis pas contente… » le hit single qui les a propulsé et qui n’était pas sans rappeler les basslines du « Sex Machine » de James Brown le pape de la soul mais aussi l’afrobeat de Fela.

Ils reviennent avec Kidayu qui est plus funk et plus chargé que le premier avec des textes nettement plus engagés, comme celui de Don’t Go qui parle des vieux qu’on range dans les maisons de retraite « à la frontière de la mort », alors qu’ils pourraient garder une place honorable dans la société en tant que Sages.

A bon entendeur…

Brahim Benamar

Vidéo  Vaudou Game « Pas contente »

Bon comme du Beaupain !

Crédits photos Marc Rousseau © C.G.O.S 2016

30 ans d’existence pour ce festival inspiré par J. Ferrat en 1987.

En première partie, une jeune chanteuse rayonnante et Rock, Adella.

Seule en scène, cette belle silhouette, toute en noir perfecto, guitare folk (noire aussi) en main, attaque direct une rythmique qui pulse pour des textes aux mots qui font mouches.

« Le temps est doux, le temps n’est rien… » Sa voix suave nous embarque pour un voyage de sensations et de souvenirs intimes … Quelle musicienne ! Elle passe de la guitare au violon avec la même énergie et le même talent.

Coup de cœur pour cette jeune femme de cœur.

Autant le dire tout de suite, j’ai dévoré ce concert d’Alex Beaupain avec gourmandise…

Mais que l’automne se prête bien à cette douce mélancolie de mots et des maux, et que ces textes et musiques (à moins que ce soit l’inverse !!) sont plein d’émotions. Le concert est construit autour du dernier album « Loin » (des musiques de J.Clerc, la Grande Sophie, V.Delerm), avec lui quatre musiciens qui l’accompagnent magistralement. La violoncelliste (et chant et clavier et basse !!) Valentine Duteil est un pur bonheur de délicatesse et le guitariste Victor Paimblanc délivre quelques riffs électriques rageurs ainsi que des accompagnements guitare folk impeccables.

Voix magnétique d’Alex Beaupain, quand il chante et aussi quand il parle…car il aime ces espaces d’échanges taquins et de rires avec le public …comme une envie de dire « non mais je suis heureux, j’aime la vie »  et puis …et puis « la tristesse durera toujours » aurait dit Van Gogh …et on en redemande, la mélancolie porte sa part de jouissance, de plaisir !!!!

Belles vibrations…

Marc Rousseau

Voir la vidéo Alex Beaupain – Van Gogh

 

Le Festi’Val de Marne 2016

Du 29 septembre au 19 octobre 2016, c’est près de 70 artistes qui se produiront dans une vingtaine de villes du Val-de-Marne.

Le Festi’Val-de-Marne propose une édition étincelante qui nous emmènera sur des chemins musicaux animés de confrontations artistiques, de rencontres humaines, d’échanges sensibles, d’imaginaire partagé et de liberté.

Une 30 ème édition qui s’attache à traverser les frontières musicales et les carrières artistiques.

Anne Sylvestre, en marraine d’une génération venue, nous fait l’honneur d’une soirée unique. Beaupain, Belin, Cherhal, Clarika, Jamait, Maria Vega, Thiéfaine, 3D sont de retour. Seul l’alphabet peut les ordonner car leurs mots sont inclassables. Alexis HK nous chantera l’ami Georges. Arno, Térez Montcalm, Joëlle SaintPierre, Nicolas Michaux… d’ailleurs et tellement d’ici. Boulevard des Airs, Frédéric Fromet, inclassables comme les Blérots de R.A.V.E.L qui mettent au défi musical le corps des danseurs. Carminho, Faada Freddy, Bonga, LA Yegros, Rover, Hyphen Hyphen, Biga*Ranx, Youssoupha aux textes déclinés au plus prêt de leurs racines musicales.

Billetterie du festival

Le Pont du Rock fait la part belle aux femmes

Avec une météo clémente qui a démenti tous les pronostics, le Pont du Rock a confirmé sa position de festival rock le plus éclectique au milieu de la pampa morbihannaise, en rassemblant plus de 20 000 festivaliers. Il faut le noter l’ambiance était chaleureuse et sans la moindre anicroche.

Il faut dire qu’il y avait du beau monde. Rover, Mickey 3D, le magistral Hubert Félix Thiéfaine, Deluxe, les rappeurs toulousains Big Flo et Oli dont raffolent les ados… Des excentriques comme The inspector Cluzo et  les terribles Gogol Bordello qui ont enflammé la scène Grenouille malgré une petite averse.

Mais les pépites du festival se trouvaient sur la scène du chapiteau du Tigre avec Tabloid et The Sunvizors entres autres. C’est peut-être là où réside l’originalité de ce festival. Le Pont du Rock est un découvreur dans un secteur où le formatage est de mise. Le risque était grand mais la présence importante d’un public très éclectique ou se côtoyaient toutes les générations, confirme la soif de découverte. Notamment des femmes !

Avec Toybloïd dont Madeleine Loiseau est la cheville ouvrière avec sa complice de toujours Lou Sirchis qui a tout simplement cassé la baraque. Ce groupe réuni tous les attributs pour se forger une place dans le monde du rock hexagonal. Faut dire qu’elles ont déjà du bagage les filles ! Première partie d’Indochine au Stade de France, Rock en Seine, le Printemps de Bourges, la fête de l’Huma… rien que ça !

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Avec Sunvizors on est d’abord happé par la voix rocailleuse et douce à la fois de la chanteuse Cindy Dary. Du reggae mâtiné de trip hop qui provoque un déhanchement naturel. Avec l’album Colors, ils ont de fortes chances de faire partie des révélations de cette année 2016. A suivre donc…

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Mickey is back !

C’est la bonne surprise concoctée par les programmateurs du Pont du Rock. Le retour de Mickey 3D qu’on n’avait pas vu depuis 7 ans sur les scènes hexagonales. Qui a oublié sa chanson Respire ! « Il faut que tu respires, et ça c’est rien de le dire. Tu vas pas mourir de rire, et c’est pas rien de le dire. ». Chanson néo-écolo qui l’avait propulsé au rang de chanteur militant, titre qu’il n’a jamais revendiqué et costume qu’il reconnait ne pas bien porter. Il ne dénonce pas il clame sans réclamer.

L’album s’était vendu à 350.000 exemplaires et avait remporté la Victoire de la Musique de l’album rock de l’année en 2003. Comme le temps passe ! Quarantenaire aujourd’hui et dans l’entremise rien ou presque rien ? Non en fait il n’a pas arrêté de travailler mais comme c’est un artisan perfectionniste il n’était pas content de ses chansons disait-il dans une interview récente au Figaro à l’occasion de la sortie de son 6e album Sebolavie alors il a écrit pour les autre: Vanessa Paradis, Zaz…

Hier soir sur la grande scène du Dragon on sentait un petit air de nostalgie. Mickey 3D n’était plus tout à fait le même. Mickaël Furnon était moins vanneur.. plus sérieux peut-être. Surement désabusé par un tas de choses. La chanson «François sous la pluie», spéciale dédicace à l’actuel locataire de l’Elysée très ironique et critique à la fois sur le bilan du mandat. Un coup de gueule rigolo aux promesses non tenues encore une fois par la Gauche. La chanson « C’est beau la vie » en langage SMS est peut-être un signe d’espoir à une jeunesse à qui rien n’est facilité. Il reconnait qu’il n’aurait pas aimé être ado aujourd’hui.

Mickey 3D est en tournée pour un bon bout de temps encore. Avec un peu de chance le stéphanois va croiser de nombreux jeunes… cette jeunesse en quête de bonheur qu’il affectionne tant.

Reportage- Malestroit le 29/07/2016- Brahim Benamar

Voir le clip La Rode blanche

Rover c’est de la grosse cylindrée !

Difficile d’éviter Rover, alias Timothée Régnier… cet été.  Il essaime tout ou presque tous les festivals de de l’année avec comme point d’orgue un concert en fin d’année salle Pleyel à Paris. Les programmateurs se sont écharpés pour l’avoir sur leur affiche. Il fallait au moins ça car qui ne l’a pas vu ou entendu doit fissa se rendre dans la salle la plus proche de sa tournée histoire de se rattraper et ne pas passer à côté de ce phénomène musical.

La présence sur scène est d’abord physique. On ne peut s’empêcher d’y penser car le bonhomme est imposant ! Une espèce de Depardieu… du temps des Valseuses !
La comparaison s’arrête là car Rover c’est du lourd sur le plan musical, c’est une grosse cylindrée. New York, Beyrouth, Berlin sont autant de destinations ou il grandit, vécu, joué de la musique… Et cela laisse des traces. Bowie, Lennon… il convoque du beau monde dans ses ballades musicales.

Artiste touche à tout, Timothée Régnier fait feu de tout bois. Il a fait partie de plusieurs formations musicales. Il a enregistré ses premiers titres en octobre 2011 ou il s’est occupé de tous les instruments et de la voix (aussi bien aiguë que grave). Son premier album, éponyme, est sorti en 2012. Ses premiers festivals notamment Art Rock de St Brieuc, Festi’Val de Marne et d’autres le lancent sur la piste d’une solide carrière en devenir.

Sur la scène de la Grenouille du Pont du Rock il a fait une belle prestation. Conquis ceux qui le suivent depuis le début et séduit ceux qui le découvraient. Son dernier album Let it Glow est donc celui de la maturité.

Reportage- Malestroit le 29/07/2016- Brahim Benamar

Let it Glow le clip

Rendez-vous Au Pont du Rock à Malestroit

Affiche de Yannis Le Brun – Agence Le Studio – Photo Deluxe, © Boby

Avec le C.G.O.S Bretagne les 29 et 30 juillet 2016, au Festival Au Pont Du Rock à Malestroit

L’Association Aux Arts Etc. organise cette année le 26ème Festival au Pont du Rock.

Fondé en 1989, le festival « Au Pont du Rock » est le plus vieux festival Rock associatif et indépendant de l’été en Bretagne. Il se déroule toujours le dernier week-end de juillet, à Malestroit dans le Morbihan.

Créé en 1989 par l’association « Les enfants du ROC » dans la commune du Roc-Saint-André (Morbihan), il fait défiler pendant quatre ans la majorité des groupes de la scène rock alternative. En 1995, après deux ans d’interruption, il débarque à Malestroit avec la collaboration de l’association Malestroit Arts et Culture. Sa programmation s’ouvre au blues, à la chanson, au reggae…

En 1999, les deux associations fusionnent au sein de Aux Arts etc.

PROGRAMMATION 2016

Vendredi 29 juillet

-ASM – A State of Mind
-Chouette
-Mass Hysteria
-Mickey3d
-Nada Surf
-ROVER
-Deluxe
-THE BLACK BOX REVELATION
-Thylacine
-The Dizzy Brains
-Toybloïd

Samedi 30 juillet 

-AaRON
-Hubert-Felix Thiefaine
-Rone
-Bantam Lyons
-Bigflo et Oli
-Naive New Beaters
-The Inspector Cluzo
-Feu! Chatterton
-Gogol Bordello
-J.C.Satàn
-Not Scientists
-The Blue Butter Pot
-Zoufris Maracas
-The Sunvizors

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 Programme

Iggy Pop casse la baraque !

Pour réunir les conditions du succès un festival il faut, outre une programmation de qualité, une organisation technique irréprochable sinon c’est chronique d’une catastrophe annoncée.

Lost In Limoges a sans nul doute évité l’approximation ou les économies de bouts de chandelle en ne mégotant pas sur le dispositif scénique, notamment en louant la grande scène du festival Métal Helfest de Clisson en Loire Atlantique. Il fallait au moins ça pour accueillir le vieil iguane Iggy Pop.

S’il fallait bien une tête d’affiche digne de ce nom pour un premier festival, on ne pouvait trouver mieux ! L’insubmersible légende du rock qui sort indemne et ragaillardi de cinquante années d’une carrière agitée et tout en rebondissements a tout simplement donné tout son sens à la première édition du Lost.

Artiste de scène le plus survolté de tous les temps, Iggy Pop a traversé à la fois le punk des années 70 et le grunge des années 90.

C’est un survivant qui n’a pas encore rejoint le cimetière des éléphants.

Et il n’est pas prêt d’y aller. Les petits jeunes qui sont passés sur cette même scène avant lui ont du mouron à se faire. Une carrière se construit dans la pugnacité et dans la durée.

Iggy fait donc un retour fracassant en solo après une tournée mondiale triomphante avec The Stooges.

Quand on est bon on est bon… le temps ne change rien à l’affaire !

Iggy le vieil iguane de près des 70 berges carbure au plutonium enrichi a cassé la baraque hier soir sur la grande scène faisant sortir de leur léthargie des festivaliers sonnés par le soleil de plomb qui a baigné l’esplanade du Mas de l’Âge toute l’après-midi.

Ceux qui voulaient  voir à quoi ressemblait un concert de rock digne de ce nom ont été servis ! On ne rigole pas du côté des iguanes.
Torse nu comme à son habitude,  reluisant sous les sunlights… il a entamé son concert sans ambages. Telle une armada s’apprêtant à traverser l’océan par gros temps ! Il lutte et se démène… Descends de scène harangue le public qui n’en peut plus.
Il ne le laisse pas reprendre son souffle. Il le malmène et l’entraine dans une furia musicale qui fait oublier les artistes précédents.

Iggy le magnifique commet l’exploit de rassembler toutes les générations et les mettant à l’unisson.

Il chante, danse, saute, provoque la foule… 2h durant renvoyant les artistes suivants programmés sur la même scène aux aurores.

Chapeau l’artiste !

BB

 

Lost in Limoges dans un cocon de verdure

Ou plutôt Lost in Couzeix… ville de l’agglomération de Limoges.

La première édition de ce festival s’est installée sur l’esplanade du Mas de l’Âge, ancienne base aérienne de Couzeix.

Pas facile de se lancer dans cette aventure en créant de toutes pièces un événement musical dans une région ou s’en comptent déjà pas mal. La concurrence est rude !

Mais c’était sans compter sur la hardiesse de ses concepteurs et d’Internet… Ou plutôt des 600 donateurs à travers la plateforme Ulule le site de financement participatif qui ont contribués suffisamment pour permettre au projet de se réaliser.

La tendance à la baisse de financements publics qui compromet l’avenir de certains évènements culturels en France n’a pas dissuadé l’association organisatrice « Limoges… here we come ! » , sa centaine d’adhérents et ses 500 bénévoles de se lancer dans l’aventure.

La réussite mais aussi la survie des festivals en plein air pour la plupart tient aussi aux conditions climatiques. La pluie, le vent… une météo défavorable peut obliger l’organisateur à annuler partiellement ou totalement l’évènement. Ce qui signifie le bouillon financier et l’incertitude de revenir l’an prochain. C’est le cas surtout pour les festivals naissants ou récents.

Pour la première édition Lost in Limoges a la baraka !

Apollon le dieu du chant, de la musique, de la poésie et de la lumière du soleil a pris ses quartiers sur l’esplanade du Mas de l’Âge. Et quand Apollon s’installe quelque part c’est pour durer.

Festival Lost in Limoges

Prenez la route des festivals avec le C.G.O.S Limousin Poitou-Charentes

La programmation du festival Lost in Limoges s’articule autour du large champ musical pop/rock.

Pour cette 1ère édition les organisateurs ont opté pour 05programmation aux colorations multiples, de la « pop FM » jusqu’au rock métal en passant par l’électro, l’indie-rock ou le punk pour offrir à un large public l’opportunité de voir ou de découvrir des artistes confirmés de premier plan.

Programme du 8 juillet
IGGY POP / RADIO ELVIS / NADA SURF / JABBERWOCKY / SAGE / CALL ME CHERRY / MAMAS GUN / LIZZARD

Programme du 9 juillet
FAKEAR / PUGGY / SUPERBUS / LAST TRAIN / THE SHOES / JOSEF SALVAT / STUCK IN THE SOUND / VOX / PRAIN

La philosophie de ce festival est aussi de permettre la découverte de jeunes artistes, talents émergents, en pleine ascension mais méconnus du grand public et de vous proposer ainsi des ouvertures musicales vers d’autres univers.

Positionné sur le créneau des musiques résolument actuelles, le Lost in Limoges ambitionne de se placer parmi les festivals de référence et un rendez-vous incontournable de vos étés musicaux.

La tête d’affiche pour cette première édition sera indiscutablement Iggy Pop le 8 juillet sur l’esplanade du Mas de l’Âge à Couzeix.

> Programmation et billetterie